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jeudi 19 juin 2014

Réceptivité et passivité

Par T. Thorn Coyle.
Traduction personnelle.




Ce coup de gueule est issu de beaucoup de travail récent avec l'Eau et les Coupes, ainsi que de réflexions sur le genre, le sexe et l'inculturation.

La réceptivité n'est pas égale à la passivité. C'est un concept sexiste qui nous a nuis à tous, indépendamment du sexe, du genre ou de l'orientation. C'est le genre de pensées qui font que les traits stéréotypes "masculins" sont estimés dans notre culture, tandis que les traits stéréotypes "féminins" sont dévalués. Cela restreint la disponibilité de traits "humains" qui traversent les frontières et débordent d'un endroit pour en nourrir un autre. Cela implique que, dans certaines cultures où l'activité homosexuelle masculine pourrait être tolérée tant qu'elle n'est pas publique, un homme qui aime être "bottom" est considéré comme moins masculin qu'un homme qui aime être "top". Ceci se vérifie à travers l'Histoire. Même le fabuleux philosophe "fag" Aristote se battit contre cette idée. Ce point de vue a également impliqué pour les hommes scandinaves anciens qui étaient oracles et prophètes d'être considérés comme gays et suspects, qu'ils soient en réalité gays ou non. Seules les femmes ont été autorisées à être réceptives à la vision, aux dieux, à l'esprit. Les hommes n'étaient pas autorisés à être réceptifs. Être réceptif signifiait être genré en tant que femme. Être réceptif était considéré comme être passif. La réceptivité a été dévaluée (Qu'en est-il des femmes actives sexuellement ? Eh bien, c'est un débat tout à fait différent, qui comprendrait un point de vue inverse à l'histoire lesbienne récente, dans laquelle une femme active sexuellement avec une autre peut être considérée comme "patriarcale").

La réceptivité n'est pas égale à la passivité. Elle n'est pas égale à la faiblesse. La réceptivité exige en fait de la force, des limites et de l'ouverture. Quiconque a déjà reçu quoi que ce soit sexuellement sait qu'il ne s'agit pas d'une activité passive. Toute personne qui a reçu des informations oraculaires, ou a ressenti ses Dieux parler à travers elle sait qu'il ne s'agit pas non plus d'une activité passive. Au contraire, pour que les choses se passent en douceur et qu'on se sente bien, une forte disponibilité à l'ouverture est nécessaire. Se préparer aide beaucoup également.

Plus fort est le récipient, plus fonctionnel il est. Pensez à la Coupe. La Coupe a une frontière solide. La Coupe tient des choses. La coupe verse. La Coupe contient. Passive ? Je ne crois pas. Réceptive ? Oui. Sans limite, la Coupe ne serait pas fonctionnelle. Sans ouverture, la Coupe ne serait pas fonctionnelle. La Coupe est à la fois structure courbe et espace.

Nous sommes à la fois structure courbe et espace. Est-ce genré ? Non, seulement lorsque la culture le rend ainsi. Est-ce lié au sexe ? Non, seulement lorsque la culture le rend ainsi.

Nous avons besoin de flux et de forme. Nous avons besoin de structure et d'espace. Nous devons être des Coupes : forts et ouverts pour recevoir ce qui peut venir. Nous sommes le Graal que nous cherchons.

Prenez un verre d'eau. Il est bon pour vous. Maintenant, regardez la Coupe. Sentez-en le poids et la délicatesse.


Blessed be.

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